le 20/12/05

Daredevil's : Ode à ma propre connerie

Je me revois cet été raconter à mon toubib pourquoi je passais des journées à chialer..

A la fin je conclus : " j'ai l'impression de m'éloigner des réalités en fin de compte, de complètement perdre pied.. "

A la fin lui conclut : " j'ai l'impression que vous réagissez aux évènements autour de vous, et c'est peut être plutôt bon signe.. "

Et hier soir je revois Lost and Delirious pour la seconde fois et j'articule en mêem temps qu'elles : " fasse que je sois asexuée, que mon lait se transforme en fiel.. " que je ne ressente plus rien, et que je m'en fiche de tout, que d'oiseau inutile et maladif je devienne un rapace !!!

" Et ce monde sans elle, lequel ressemble à un cloaque.. "

La dernière fille avec qui je sois sortie admirait et me reprochait aussi, la merveilleuse manie que j'ai de présenter et mettre en scène des drames !! wé wé une vraie pro du mélo..

J'ai souvent eu cette impression qu'elle avait mis le doigt sur un aspect de ma personnalité assez peu évident à appréhender : les mots sont très forts, le ressenti aussi, mais pour autant ça ne veut pas dire que je déprime ! bah non !

C'est vrai que Molière est plus lu que Racine d'aventure, mais enfin quand on aime bien les deux.. quand on a des rêves d'absolu, ils ne prennent pas nécessairement le pas sur votre sens de l'humour. Le sens de la dérision, de l'auto-dérision.. Et pourquoi ne pas vibrer de tout son corps à l'occasion aussi, se la jouer lady Macbeth des temps modernes plutôt que de regarder bêtement la télé ?

Et ce besoin de s'exprimer et d'être reconnue lesquels on peut juger comme un complexe narcissique, ou supposer n'être qu'une espèce de conscience d'être en vie tout simplement..

Les planches brûlent et j'ai envie d'y remonter..

Par ailleurs, mon propre mélo souvent me fatigue.. à la fin de quatre heures de tchat au cours duquel je n'ai dit qu'une bêtise après l'autre je suis épuisée de ma propre connerie..

Je repense avec nostalgie à des moments humains où nous savions être sérieuses sous la vanne stupide.. et en pv.. à tel point que les pvs j'ai renoncé à les prendre..

Trop de déceptions au bout.. une déception après l'autre, et ce truc qui continue de battre en moi, cet espoir fou pour quoi au bout ?

Je ferme ma fenêtre de tchat comme on raccroche au nez et de l'autre côté la gamine s'en fout.. forcément les gamineries ne l'interpellent pas..

Si je devais me fier à mon expérience de vie l'âge d'or de la connerie féminine se situe entre 24 et 30 ans très exactement !!

Si je devais écouter mes copines, j'arrêterais d'écrire des petits mots doux avec ambition de les offrir, et réserver ma verve à d'aucunes ne parleraient strictement que de sexe !

Si je pouvais être logique j'aurais une écriture efficace et neutre, incisive tout en étant aseptisée, vide d'émotions, une écriture projection du cerveau et non des tripes..

Si j'étais baisée matin, midi et soir je me mépriserais probablement moins de n'être qu'humaine après tout !

Mais si l'amour se présentait demain je serais prête aussi.

Et s'il n'était pas fou, passionné, torride je n'en voudrais pas !

Et si je ne l'attends plus, rien ne m'empêche de le poursuivre..



Daredevil :-p

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